Accident aux États-Unis – la loi de Murphy

La loi sur l’assurance automobile du Québec est l’une des plus belles lois du Québec. Elle nous simplifie grandement la vie en tant qu’automobiliste (lors d’un accident), pourvu que nous soyons sur le territoire Québécois. Lorsqu’il nous arrive de nous aventurer hors de nos belles contrées, au sud de notre frontière tout particulièrement, nous entrons dans territoires où les lois sont un peu moins « user-friendly » si vous me permettez de m’exprimer ainsi. C’est à ce moment que la loi de Murphy va entrer en ligne de compte.

À mon avis, l’assurance a besoin de deux principes bien à l’opposé pour fonctionner convenablement. 1- La loi des grands nombres. 2- La généralisation hâtive. Les deux principes sont à l’opposé, car la loi des grands nombres fait en sorte de considérer un échantillon gigantesque pour statuer sur des éventualités alors que la généralisation hâtive utilise plutôt un fort petit échantillon pour statuer sur une même éventualité. Pour ceux qui se souviendront de Philo 101, c’était l’un des sophismes.

Tout ça pour dire qu’on va généraliser : les Américains poursuivent pour un «oui» et pour un «non». Et on va ensuite utiliser la loi des grands nombres… C’est vrai que statistiquement les Américains poursuivent plus que les Québécois. D’autant plus qu’au Québec, la SAAQ et les assureurs ne se poursuivent à peu près pas entre eux.

Alors j’en reviens à une situation plutôt banale cette semaine : « Charles, est-ce que ma fille peut, en vertu de mon contrat d’assurance, conduire un véhicule aux États-Unis où nous serons en vacances pour quelques semaines». La réponse technique, c’était oui. Mais la technique ce n’est pas tout. Disons que les implications sont plus grandes aux États-Unis qu’au Québec.

On peut supposer qu’une jeune fille qui a moins d’expérience de conduite est plus susceptible d’avoir un accident. On peut aussi supposer qu’elle sera plus stressée de conduire dans un endroit qu’elle ne connait pas. Enfin, on peut supposer que cette satanée loi de Murphy va s’appliquer. Alors voilà, il se produira un accident avec blessés lorsque votre fille conduira aux États-Unis.

Comme la blessure se produira en sol américain, la victime aura droit de poursuite. Votre jeune fille sera appelée à se défendre devant les cours de justice américaine. Comme vos vacances, loi de Murphy oblige, n’étaient pas au Vermont, mais bien en Arizona, elle devra prendre l’avion à quelques reprises pour aller se défendre en cour américaine. Un processus, disons, un peu stressant.

Alors, on répond quoi quand notre gentille fille nous demande de conduire un véhicule? On répond «Oui ma chérie, mais sois prudente.» Et on espère que Murphy, du haut du ciel, regarde ailleurs… (Ça, ou on lui donne l’argent pour le taxi).

Bonnes vacances…

N.B. Votre police d’assurance en responsabilité civile devrait être au minimum 2 000 000$ avant de franchir la frontière. Vous devriez même considérer une assurance umbrella de 3 000 000$ pour parer au maximum d’éventualités.

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