Charles-Antoine Carra, CPA, CMA

Et s’il y avait eu une émeute suite à la défaite du CH?

Tous ceux qui dépassent la trentaine se souviendront des images de la Coupe Stanley de 1993 à la suite de la victoire du CH (en 5 contre les Kings et un certain Wayne Gretzky). Pour souligner la victoire, les Montréalais les plus éméchés ont détruit une bonne section de la rue Ste-Catherine. Les commerçants rageaient…

Quinze ans plus tard, les partisans du Tricolore se contentaient d’une série de première ronde pour en faire de même.

Mais la casse n’a pas toujours besoin de la victoire comme prétexte… Rappelez-vous des défaites en finale (chaque fois au 7e match) de la coupe par les Canucks en 1994 et 2011.

Alors… mardi dernier les Canadiens ont malheureusement perdu leur série… et les partisans ont été heureusement aussi tranquilles que l’attaque de leur équipe favorite. Mais advenant que les esprits se soient échauffés… Est-ce que les dommages causés par les émeutiers auraient été assurés?

Heureusement, oui. Les émeutes font partie des risques de base en assurance. La plupart, sinon la totalité, des contrats commerciaux couvrent l’émeute. Il arrive toutefois que certains contrats ne couvrent pas les vitrages aux bâtiments même si cela est de moins en moins la norme (il est aussi très important de valider ce que votre bail spécifie au niveau de la responsabilité des vitrines). Toutefois, l’assuré doit également être couvert contre le vol si de la marchandise est pillée du même coup (généralement sur une formule appelée « Étendue »). Idem si les recettes de la caisse disparaissent (généralement sur une formule appelée « Formule 3D »).

Concernant les dommages aux véhicules, l’assuré devra toutefois avoir souscrit au chapitre B3, communément appelé «feu/vol/vandalisme», afin d’être assuré contre les dommages de cette virée nocturne.

Au final, le maire de Montréal et les commerçants, qui ne savent jamais à quoi s’attendre à la fin de chaque ronde du Tricolore, poussaient probablement mardi soir un soupir de soulagement. Car même assurés, ces commerçants pourraient nécessairement souffrir d’une fréquence de réclamations qui pourrait rendre leur commerce difficilement assurable pour l’avenir…

Partager ce billet
Charles-Antoine Carra, CPA, CMA Directeur du service aux particuliers Voir le profil

Articles reliés

  • 16 octobre 2017  |  Bateau, Particulier,

    Assurance bateau : L’hivernisation

    Lire l'article
  • 13 octobre 2017  |  Habitation, Particulier, Umbrella,

    Halloween : plaisir et sécurité sont de mise!

    Lire l'article

Infolettre