Les Corn Pops vont coûter cher... | Lareau, courtiers d'assurances

Les Corn Pops vont coûter cher...

Le maïs n’est pas seulement consommé en épis, ces jours-ci, à 2 ou 3 dollars la douzaine. C’est un aliment capital dans l’industrie alimentaire destiné non seulement à l’humain, mais également pour nourrir les animaux et, finalement, produire de l’éthanol pour carburer les véhicules. En alimentation, le maïs est utilisé en fécule pour épaissir un nombre incalculable de sauces commerciales. Il est utilisé comme puissant agent sucrant dans les boissons gazeuses et les friandises sous forme de sirop de maïs. Il est l’ingrédient principal d’à peu près tous les mets mexicains. Il remplace le riz et le blé à merveille dans plusieurs recettes. C’est un produit bon à tout faire… dont la production américaine n’est consommée directement par l’humain qu’à hauteur d’environ 10%. Toutefois nous consommons indirectement un autre 50% de la production puisqu’utilisée pour nourrir les animaux. Reste environ 40% pour la production de l’éthanol.

Le problème, c’est que les États-Unis, premier producteur mondial avec environ 30% de la production mondiale de maïs, traversent une période de sécheresse sans précédent. Cette sécheresse est telle, qu’elle est visible de l’espace… alors que 60% des états américains traversent actuellement une période anormale de sécheresse. Les récoltes sont anéanties pour cette année.

Vous croyez-vous à l’abri?

Si vous croyez que, puisque nous cultivons aussi énormément de maïs, nous sommes à l’abri, détrompez-vous. Les prix du maïs sont négociés à la bourse de Chicago. C’est donc dire que le producteur vend son grain au prix dicté à la bourse qu’il soit ou non un bon vendeur.

Les prix des denrées sont en forte hausse depuis plusieurs années et la sécheresse n’aidera en rien la situation. Le maïs se transige actuellement à plus de 300$ la tonne alors qu’il se transigeait à 130$ il y a 3 ans seulement. Il y a 7 ans, la tonne ne valait que 75$. Vous connaissez beaucoup de choses qui valent 4 fois ce qu’elles valaient il y a 7 ans? Le pire, c’est que rien ne semble vouloir freiner la courbe vers le haut alors qu’on n’annonce que de faibles niveaux de précipitations pour plusieurs mois encore sur les états touchés.

Les agriculteurs québécois, peu touchés par la sécheresse, ont donc, pour l’instant, la main plutôt heureuse en vendant à des prix jamais vus. Mais le contrecoup se fera inévitablement sentir. Les prix des semences, des engrais et du pétrole augmenteront. Il faut savoir également que les agriculteurs cultivent parfois sur des terres qui ne leur appartiennent pas toujours. Les locateurs des terres voudront assurément une partie du butin et augmenteront le prix… et alors que le prix du maïs redescendra ou que les aléas de la météo gâcheront les récoltes, les loyers demeureront assurément élevés.

Mais pour l’instant, même si l’agriculteur québécois est généralement satisfait, le consommateur québécois, lui n’y gagnera rien. Les prix n’ont cessé d’augmenter depuis quelques années, et à voir les négociations records du prix des céréales, il n’y aura pas que les Corn Pops qui vont coûter cher…

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