Recul de la rentabilité des assureurs

J’entends déjà le flot de larmes des consommateurs : « Pauvres assureurs! ». N’empêche, la majorité des assureurs ont publié des résultats peu reluisants au 3e trimestre de 2013. La cause du recul de la rentabilité des assureurs? « Principalement, les catastrophes naturelles».

Les variations de profits ou du recul de la rentabilité, surtout lorsque l’inflation est aussi stable qu’actuellement, ne peuvent réellement s’expliquer par le coût des véhicules ou des matériaux de construction. Il est vrai aussi de dire qu’on ne pourrait expliquer une variation de rentabilité par une soudaine mauvaise tenue générale des conducteurs (le bilan tend d’ailleurs à s’améliorer au Québec). Bon il est vrai que les assureurs vont souvent se renflouer sur les marchés financiers et que les marchés sont plutôt instables cette année. C’est une partie de la réponse. Il faut aussi comprendre que la guerre des prix liée à la forte compétition entre assureurs joue également, mais la situation n’a pas vraiment changé depuis les 5 dernières années. Alors il faut étudier les résultats sur deux axes : 1- La cause : les conditions climatiques et 2- la solution : de nouvelles méthodes.

  • Les changements climatiques sont visibles. Les tempêtes sont plus nombreuses et plus violentes. Les variations de température sont plus grandes et plus fréquentes. Les phénomènes extrêmes (grêle, verglas, pluies hivernales, sécheresses) sont de plus en plus courants. Les constructions se détériorent donc plus rapidement et la dégradation des milieux y contribue également : on construit de plus en plus dans des endroits peu propices.
  • La réponse des assureurs maintenant : de nouvelles méthodes. S’il est vrai que l’assureur viendra inévitablement augmenter la facture et réduire les protections (c’est d’ailleurs une tendance observable dans le marché actuel), certains assureurs devront rivaliser d’audace pour tirer leur épingle du jeu. Les assureurs tirent actuellement profit des outils de Google, qui permettent de voir physiquement les lieux et d’en tirer une partie de conclusion. Ils se servent également d’un outil appelé «cote de crédit» qui permet de calculer la santé financière d’un client. Mais ils devront aller encore plus loin.

S’il est vrai que les assureurs ne pourront jamais inverser la tendance climatique, ils pourront à tout le moins s’attaquer à leur deuxième pire fléau : la fraude en assurance. Il semblerait que près de 15% de votre facture sert à régler des réclamations frauduleuses. C’est un pourcentage qui pèse lourd dans la balance. Actuellement, les assureurs sont mieux outillés au niveau automobile qu’habitation pour souscrire un client. Ils possèdent notamment un fichier central de vos réclamations automobiles, ce qui est inexistant en habitation. Serait-ce la solution? Ça ne semble pas dans les plans. Mais inévitablement, les assureurs voudront augmenter leur rentabilité et ça passe par une assurance habitation profitable. Que feront-ils? Idéalement autre chose que de simplement augmenter la facture de l’assuré…

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