Dominique Sanfacon, LL.B., PAA, CRM

Les cyberrisques : un enjeu d'affaires incontournable

Vous croyez que votre entreprise est peu exposée aux cyberrisques? Détrompez-vous. 

Données sensibles, systèmes numériques, fournisseurs tiers : une seule cyberattaque peut interrompre vos activités, générer des pertes financières majeures et entraîner des conséquences juridiques et réputationnelles importantes. 

Pourtant, le risque cyber demeure sous-estimé et insuffisamment assuré, alors qu’il est aujourd’hui l’un des risques d’affaires les plus fréquents, sophistiqués et coûteux. 

Les cyberrisques : la question n’est plus « si », mais « quand »

 

Aucune entreprise n’est à l’abri.

Les cybercriminel.le.s ne ciblent plus uniquement les grandes organisations. Ils recherchent avant tout des occasions, qu’il s’agisse d’une faille de sécurité, d’un courriel frauduleux ou d’une simple erreur humaine.

Aujourd’hui, les plateformes infonuagiques, les données numériques et les transactions en ligne font partie du quotidien de la plupart des organisations, offrant davantage de points d’entrée aux cybercriminel.le.s.

Les cyberrisques en chiffres 

  • Les entreprises sont 67 % plus susceptibles de subir une cyberattaque qu’un vol. Selon InfoSecurity Magazine.  
  • Les cyberattaques sont jusqu’à 5 fois plus probables qu’un incendie. Selon InfoSecurity Magazine.  
  • 24 jours d’interruption des activités en moyenne à la suite d’une attaque par rançongiciel. Selon QBE.  
  • Les employé.e.s des PME subissent 350 % plus d’attaques d’ingénierie sociale que ceux des grandes entreprises. Selon StrongDM. 

Les formes de cyberattaques les plus courantes 

 

L’ingénierie sociale 

L’ingénierie sociale repose surtout sur la manipulation humaine et moins sur la technologie. Les cybercriminel.le.s exploitent la confiance, l’urgence ou la peur afin d’inciter une personne à poser une action qui compromettra la sécurité de l’organisation.  

Les rançongiciels  

Les rançongiciels, permettent aux criminel.le.s de chiffrer les données d’une organisation et d’exiger une rançon en échange de leur restitution. 

L’hameçonnage 

Des courriels, textos ou messages frauduleux imitent ceux d’organisations légitimes afin d’obtenir des mots de passe, des informations financières ou des accès confidentiels. 
 

La fraude financière 

Les fraudeur.euse.s peuvent se faire passer pour un fournisseur, un membre de la direction ou un partenaire d’affaires afin de détourner des paiements ou d’obtenir des renseignements sensibles. 

Le vol de données 

Les renseignements personnels, financiers ou stratégiques représentent une cible de choix pour les cybercriminel.le.s. Une fois obtenues, ces données peuvent être revendues ou utilisées à des fins malveillantes.

Le maillon le plus vulnérable : l’humain 

 

Même les meilleures infrastructures technologiques ne peuvent éliminer complètement les erreurs humaines.  

Un clic sur un courriel frauduleux. Un mot de passe compromis. Une facture payée à la mauvaise personne. Quelques secondes peuvent suffire à déclencher un incident majeur.  

Saviez-vous que même vos appareils connectés peuvent aussi représenter un risque cyber?

Les cyberrisques ne touchent pas seulement les ordinateurs. Les systèmes de sécurité, caméras, thermostats intelligents, appareils de domotique et autres objets connectés peuvent aussi devenir des points d’entrée pour les cybercriminel.le.s lorsqu’ils sont mal sécurisés.

Comme à la maison où certains appareils connectés exigent maintenant l’authentification multifacteur pour mieux protéger votre réseau, les entreprises doivent également porter une attention particulière à leurs équipements connectés. Un appareil vulnérable peut compromettre la sécurité de l’ensemble du réseau de l’entreprise.

Il est important d’inclure ces technologies dans votre stratégie de cybersécurité, de s’assurer qu’elles sont bien protégées et régulièrement mises à jour et de veiller à ce que votre assurance cyber soit adaptée aux risques auxquels votre entreprise est exposée.

Les conséquences réelles d’une cyberattaque 

 

Une cyberattaque peut entraîner des pertes financières importantes, interrompre les activités pendant plusieurs jours, nuire à la réputation d’une organisation et entraîner certaines obligations légales lorsqu’elle implique des renseignements sensibles. 

La cybersécurité réduit le risque, mais l’assurance cyber aide à gérer l’incident 

 

Certaines mesures permettent de réduire considérablement les risques, notamment la sensibilisation des équipes, l’utilisation de l’authentification multifacteur, la mise à jour régulière des logiciels, l’application des correctifs de sécurité, la limitation des accès selon les responsabilités et la mise en place d’un plan de réponse aux incidents.  
 

Malgré ces précautions, le risque zéro n’existe pas. Même les entreprises les mieux protégées peuvent être victimes d’une cyberattaque. C’est pourquoi l’assurance cyberrisques constitue un complément essentiel à une stratégie globale de gestion des risques.  
 

Lorsqu’un incident survient, l’assurance cyber peut notamment couvrir : 

  • les enquêtes informatiques; 
  • la restauration des données; 
  • les frais juridiques; 
  • la gestion de crise; 
  • les pertes de revenus causées par une interruption des activités; 
  • la responsabilité liée à une fuite de données; 
  • certains frais associés à l’extorsion ou aux rançongiciels.  

Chaque entreprise fait face à un niveau de risque différent. Communiquez avec votre courtier.ère pour discuter de votre situation et déterminer si votre couverture répond à vos besoins. 

Partager ce billet
Dominique Sanfacon, LL.B., PAA, CRM VP réclamations et Associé
Expert en sinistre
Voir le profil

Articles reliés

  • 28 juillet 2026  |  Agriculture, Agroalimentaire,

    Comment entretenir son potager à la maison

    Lire l'article
  • 16 juillet 2026  |  Manufacturiers, distributeurs et grossistes, Entreprise, Transport,

    L'assurance des transporteurs : pourquoi la pleine valeur n’est pas toujours remboursée

    Lire l'article

Infolettre