Délit de fuite : les étapes à suivre - blogue | Lareau, courtiers d'assurances
Shany Clément-Perron, B.Sc. Élodie Audet-Gluck, B.A.

Quoi faire en cas de délit de fuite

Un matin comme tous les autres, vous sortez de la maison pour aller reconduire vos enfants à l’école. Les mains pleines de boîtes à lunch et de sacs à dos, vous arrivez proche de votre voiture, stationnée sur la rue. Vous remarquez quelque chose qui n’était pas là la veille : une grosse égratignure bien profonde qui longe tout le côté de votre véhicule. Sous le choc, vous faites le tour pour voir si quelqu’un a laissé une note d’excuse ou ses coordonnées… mais non, rien en vue ! Le fautif s’est sauvé, c’est un cas de délit de fuite. Quelles sont les prochaines étapes ?

Étape 1 : contacter les autorités

Dans les 24 heures suivant le délit de fuite, vous devez contacter la police pour faire un rapport d’incident, et ce, le plus rapidement possible. Ce dernier est indispensable pour faire une réclamation, autant auprès de votre courtier que de la SAAQ, dans le cas où vous ne seriez pas couvert par le biais de votre assureur.

En effet, sur votre contrat d’assurance automobile, la garantie d’accident avec collision ou renversement comprend une franchise à payer. Cependant, certains assureurs suppriment cette franchise si vous avez une preuve des autorités policières qui confirment le délit de fuite. Cette valeur ajoutée s’appelle Avenant F.A.Q. no 41. Ainsi, si vous voulez vous éviter de débourser en cas de délit de fuite, il est très important de contacter la police immédiatement et de valider avec votre courtier si cette clause est à votre contrat.

À noter : certaines grosses villes, comme Montréal, Gatineau ou Saint-Jérôme, ne font plus de rapport de police en cas de délit de fuite. Pour être en règle auprès de votre assureur, demandez le nom complet et le matricule de l’agent de police avec lequel vous vous êtes entretenus.

Étape 2 : contacter votre courtier d’assurance

Vous devez ensuite appeler votre courtier d’assurance pour lui signaler le dommage, car il pourra vous conseiller et vous aiguiller dans la bonne direction. La réclamation du dommage causé par le délit de fuite est payable par la garantie du chapitre B2 de votre contrat d’assurance, soit la garantie pour les collisions et les renversements. Vous devez donc obligatoirement avoir cette option afin d’être éligible au paiement des dommages sur votre auto. Dans le cas où vous ne seriez pas muni de la protection « collision ou renversement », une autre option s’offre à vous. En effet, la SAAQ pourrait vous indemniser pour les dommages, pourvu que vous rencontriez leurs conditions d’admissibilités.

Étape 3 : déposer (ou non) une réclamation

Ensuite vient l­­e moment de déterminer si vous souhaitez ou non faire la réclamation. Comme vous l’expliquera votre courtier, une réclamation, peu importe la nature ou votre degré de responsabilité dans le dommage, aura un impact sur votre prime d’assurance au prochain renouvellement. Elle aura aussi une répercussion sur votre dossier de sinistre pour les six prochaines années, et ce, même si vous n’étiez pas responsable, même si vous n’étiez pas dans la voiture et même si vous étiez à des kilomètres de celle-ci lors de l’incident ! Il est ainsi primordial de connaitre les impacts d’une telle réclamation sur votre prime d’assurance puisqu’au final, vous pourriez payer, en augmentation, plus que la valeur du dommage lui-même. De toute façon, en cas de doute, votre courtier d’assurance Lareau ainsi que l’équipe d’experts en sinistre pourront vous aider et vous conseiller !

Donc si vous vous trouvez dans une situation comme celle-ci, soyez sans crainte ! Vous retrouverez votre tranquillité d’esprit sous peu avec l’aide de votre courtier et l’égratignure sur votre belle voiture vous semblera moins imposante !

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Shany Clément-Perron, B.Sc. Courtier en assurance de dommages Voir le profil
Élodie Audet-Gluck, B.A. Courtier en assurance de dommages des particuliers Voir le profil

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